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Auteur recommandé dans ses dédicaces par |


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Interviews |
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Dominique JONGBLOED, vous êtes écrivain depuis 1991 et avez, à ce jour, publié huit ouvrages. Avec la sortie prochaine d’une seconde édition de votre ouvrage « EURL-SARL à capital variable » au sein de notre édition, nous avons souhaité vous demander comment vous procédiez pour obtenir des ventes plus qu’honorables sur vos précédents ouvrages. Contrairement aux idées reçues, vous soutenez que l’auteur doit s’impliquer dans la promotion de son livre. Pouvez vous nous expliquez votre point de vue ?
Avant toute chose, il est important de préciser que bien que l’éditeur se doit d’essayer de remplir les meilleures conditions possibles pour que les livres de ses auteurs soient visibles, bien diffusés et bien distribués, il n’est cependant pas Mandrake le magicien ! Le marché ... ou le lectorat, si vous préférez une approche moins mercantile de la chose, a ses propres réactions et l’éditeur peut les évaluer, parfois surfer dessus, assez rarement il arrive à les anticiper car les tendances se retournent souvent aussi vite qu’elles naissent. Pour réussir à promouvoir un ouvrage il faut, en tant qu’auteur, que vous y mettiez du vôtre ! Certes, il y a des bases évidentes à connaître pour qu’un ouvrage ait une bonne promotion, et ce n’est pas toujours facile d’y accéder car il n’y pas de formation spécifique aux Relations Publiques, mais sans l’implication de l’auteur, la promotion ne sera jamais personnalisée ... et c’est ce qui fait toute la différence entre ce que peut faire un éditeur, sur un plan contractuel et même de ses possibilités financières, et ce que vous en tant qu’auteur pouvez faire sur le terrain pour vous rendre plus visible au lectorat. Je comprends bien, mais si les bases ne s’acquièrent pas par une formation comment faire cette promotion ?
Je serai sur ce point assez direct : après tout, qui mieux que vous en tant qu’auteur est censé croire en l’avenir de votre ouvrage ? Je m’explique : l’éditeur n’est jamais que la seconde personne après vous à y croire ... quand il n’est pas la troisième ! Lorsqu’un agent littéraire prend en charge les démarches de sollicitations des éditeurs et de négociations des termes du contrat, n’est-il pas aussi une personne qui croit en votre oeuvre ? Malgré cela, il n’en reste pas moins que c’est vous avez écrit l’ouvrage. C’est en quelque sorte votre « enfant » et comme tel vous vous devez de le chérir et de faire tout ce qui est en votre pouvoir pour que celui-ci réussisse sa carrière. Le parallèle est osé ? Pas tant que ça. Réfléchissons. De quand date l’idée, chez vous auteur, d’écrire cet ouvrage ? Quelles ont été les épreuves qu’il a fallu surmonter pour y arriver ? Combien de temps a pris l’écriture, sa correction et sa mise en page avant d’oser frapper à la porte d’un agent littéraire ou d’un éditeur, emplit de l’espoir d’une prochaine publication ? Dans le déroulement de cette chronologie, on retrouve presque toutes les épreuves que rencontrent les parents pour éduquer, former, soutenir le fils ou la fille avec l’espoir d’une bonne carrière et d’un avenir bien meilleur. Mais alors, si je suis auteur, que me conseilleriez vous pour que cela marche ?
Rien de bien compliqué. Une simple question de logique : - Vous intéressez aux actions de votre éditeur, (et /ou) de votre agent littéraire et tâcher d’y participer chaque fois que cela est possible. - Vous immerger dans le monde littéraire auquel vous appartenez désormais en fréquentant les salons, foires et autres évènements. - Vous y faire une toile relationnelle pour ne jamais rater d’occasion de faire parler de votre ouvrage (et au passage de vous). Il y a mille endroits possibles pour cela : les foires aux livres, les Salons du livre (municipaux, départementaux, régionaux, nationaux et bien sûr internationaux), les journées dédicaces en librairie ou ailleurs, selon le cas. Cette liste n’est pas limitative. Il y a même les prix littéraires auxquels vous pouvez concourir, plus succès d’estime que succès commerciaux, mais il faut bien commencer quelque part ! L’éditeur a sa tâche, l’agent la sienne et vous la vôtre ! Aux auteurs qui vous disent que cela n’est pas toujours possible ou pas toujours dans leurs moyens, que leur répondez-vous?
L’éditeur n’a pas la recette miracle (sinon chaque auteur publié serait un Best-seller !), l’agent ne l’a pas plus. Sa tâche est de vous trouver un éditeur après que lui-même se soit convaincu (au travers de votre manuscrit) que le temps qu’il va passer à vous le chercher n’est pas du temps perdu ! Il n’a aucune obligation de résultat et agit (certes sur un plan plus professionnel et avec un carnet d’adresses) comme le ferait un ami pour vous rendre service. Quels moyens vous êtes-vous donnés pour réussir des ventes supérieures à 5000 exemplaires par ouvrage ?
Comme je vous l’ai dit plus haut : je me suis totalement impliqué dans la promotion de chacune de mes œuvres. Bien sûr, toute promotion venant de l’éditeur est bonne à prendre, toute implication de celui-ci dans la communication au lectorat de votre ouvrage est à prendre en compte, mais au risque de me répéter, vous êtes en tant qu’auteur le mieux à même de parler de votre livre avec le public. Pour réussir la promotion de chacun de mes ouvrages, je me suis entouré, dès la conception du livre, d’une équipe d’amis qui assistent la naissance et le lancement de l’ouvrage. J’ai mes lecteurs-type qui jaugent la qualité de mon style d’écriture, mon correcteur et ma secrétaire pour planifier mon activité. Tous sont des amis donc bénévoles. J’ai pris récemment un agent littéraire, mais c’est surtout parce que je suis très productif et que je ne peux suivre correctement à moi seul la destinée de chacune de mes oeuvres. Quand à la phase de lancement, c’est à dire lorsque le livre est publié et commence à garnir les rayons des libraires, je rédige avec l’aide d’une agence de communication, moyennant quelques centaines d’euros, le communiqué de presse et le dossier de presse sur l’ouvrage. Cette agence se chargeant alors de transmettre le communiqué à toute la presse susceptible d’être intéressée par la sortie de mon livre et surtout son sujet, qu’elle soit écrite, radio ou TV. Je participe à des évènements dans lesquels mon éditeur peut s’impliquer de manière raisonnable (sur le plan financier) et au cours desquels je suis en contact avec le public, les libraires du lieu, et où d’une certaine manière je dope les ventes de mon livre de manière différée - après mon passage. Je crée aussi, en relations avec les Grands Magasins Spécialisés, une tournée dédicace chaque année dans toute la France voire les DOM-TOM. Comment évaluez vous le degré de réussite de vos ouvrages?
L’évaluation de la réussite d’une de mes oeuvres se fait à la simple vue du volume des ventes. Il y a trois paliers à franchir avant de se considérer comme arrivé (et encore ... l’est-on jamais ?) : Le succès d’estime Le succès d’estime se traduit souvent par de nombreux articles dans la presse, ce qu’on appelle en jargon professionnel, une bonne couverture médiatique. On collectionne les coupures de presse ... Mais l’on ne vend, souvent, qu’un petit millier de livres ! Un succès d’estime à son plus haut niveau c’est en gros 3000 ventes ! Pas de quoi pavoiser ... tout juste de quoi sortir la bouteille de champagne au millième exemplaire vendu ! Le succès de librairie On va situer celui-ci aux alentours des 5000 exemplaires vendus et bien que cela soit difficile à croire, rares sont les ouvrages qui dépassent cette limite ! Un succès de librairie c’est en gros de 5 à 10 000 exemplaires vendus. Ce n’est pas Byzance, mais ça commence à nourrir son homme (ou sa femme, c’est selon !). Le véritable objectif, pour l’éditeur, votre agent si vous en avez un (je vous rappelle qu’il vit de 20 % de vos droits, il a donc tout intérêt à ce que cela marche du tonnerre!), et a fortiori vous-même c’est le succès commercial ! Le succès commercial On estime en France qu’un livre est un succès commercial réel à partir de 25 000 livres vendus. C’est vrai, ce n’est pas du tout cuit, mais ce n’est pas si impossible que cela à atteindre. Évidemment, pour atteindre un tel succès il ne faut pas se leurrer : il vous faut l’appui de médias comme la radio ou la télévision ! ... sauf cas exceptionnel. |